Le mot telenovela est un mot espagnol, formé d'après les mots televisión qui veut dire « télévision » — et novela — qui veut dire « roman », c'est-à-dire histoire longue.
En portugais, en revanche, novela signifie « nouvelle », c'est-à-dire histoire courte, comme en français. En portugais, « roman » se dit romance. Les lusophones devraient donc normalement appeler ces feuilletons des telerromances, mais en fait ils utilisent le mot espagnol telenovela.
En France ont surtout été diffusées des telenovelas brésiliennes. Leur durée moyenne est de sept ou huit mois, soit environ deux cents épisodes. Elles sont diffusées surtout sur la chaîne TV Globo qui, chaque soir du lundi au samedi, diffuse trois telenovelas inédites, une à 18 heures (appelée a novela das seis, c'est-à-dire « le feuilleton de dix-huit heures »), une à 19 heures (appelée a novela das sete, c'est-à-dire « le feuilleton de dix-neuf heures ») et une à 21 heures (appelée a novela das oito, c'est-à-dire « le feuilleton de vingt heures », car autrefois elle passait à 20 heures).
Contrairement à ce qui se passe à la télévision américaine, les feuilletons sur TV Globo ne sont pas segmentés en « saisons » s'étalant de l'automne au printemps. TV Globo diffuse douze mois sur douze des telenovelas inédites.
Source Wikipédia.
En revanche, s'ils ne rencontrent pas beaucoup de succès en France métropolitaine, les telenovelas sont regardés avec passion dans les DOM-TOM et en Afrique francophone. En effet tant de repas brûlés à l'heure de Marimar, tant d'enfants et de maris négligés face à Barbarita,sans oublier les courses contre la montre pour sortir du travail pour arriver avant l'heure fatidique.
Les telenovelas sont souvent des histoires larmoyantes, à faire pleurer la ménagère de moins de 50 ans ( par exemple : une jeune fille pauvre orpheline qui en réalité est riche et qui a épousé un prince charmant qui ne voulait juste se servir d'elle pour enrager sa famille, mais qui tombe amoureux d'elle au moment où la belle ne veut plus de lui etc.. : Marimar, Rosa Salvaje, Muneca Brava etc. ).
Bien qu'on note une évolution sensible, les telenovelas ont la particularité d'ignorer une bonne partie de sa population. En effet même au Brésil où la population a à 80% du sang noir, les telenovelas donnent très peu de places aux minorités Amérindienes et aux Noirs, sauf dans les séries parlant de l'esclavage comme Mademoiselle, Isaura ou Dona Beija.
Le peu de Noirs présent dans les séries modernes ont souvent des rôles caricaturaux, femmes de ménages (la beauté du diable, Barbarita), danseuses de samba (Helena), nounou (Marimar) voyous etc. Un peu comme la France et ses "minorités". Par exemple dans les pays d'Amériques latines comme le Pérou où une bonne partie de la population est amérindienne ,les amérindiens sont quasiment inexistants dans les telenovelas.
Dans certains feuilletons mexicains, comme Catalina y Sebastian ils ont des rôles de femmes de ménages, paysans cupides, de voyous, frisant parfois le ridicule comme l'amérindien Macario.
Mais il arrive parfois que les noirs ont des rôles autres que ceux où on a l'habitude de les voirs, le prêtre dans Marimar, l'artiste peintre Marcia dans Sublime mensonge(Por Amor), où encore l'étudiante dans La beauté du diable.
Le rapport de classe y est très important (les domestiques et les petites gens sont très dénigrés, comme dans Muñeca Brava, Marimar, Rosa Salvaje, Barbarita), et l'élévation sociale passe par un mariage avec un riche.
Les noirs sont souvent pauvres, dignes habitués à leur sort,comme dans Barbarita et leur élévation sociale passe par le métissage comme au temps de l'esclavage.
La beauté des corps est mis en avant( Muneca Brava, La beauté du diable, le droit d'aimer , Helena, Dona Beija, Barbarita) et les critiques de la société hiéarchisée est un sujet de prédilection (Barbarita ou la Beauté du diable).
Le rapport à l'argent occupe une grande place aussi (Marimar, Rosa Salvaje, Rubi) . la vengence est également un des thèmes habituels ( Marimar, Le cercle de feu, la Tour de babel, Rosa Salvaje)
Le mérite des telenovelas , c'est que l'histoire dure une ou deux saisons contrairement aux feuilletons émricains interminables comme les Feux de l'amour ou Santa Barbara, est souvent palpitante avec de multiples rebondissement , un zest de suspens indéniable, et une fin plus que prévisible. De plus les feuilletons américains y puisent beaucoup certaines de leurs idées.







